Le Cahier vétérinaire
Semestriel Scientifiques de l'Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire de Dalaba
Editorial
L’ISSMV DE DALABA A L’HEURE DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE, INSTRUMENT DE DIAGNOSTIC DE LABORATOIRE
Le succès de la génétique moléculaire et les progrès effectués en génie génétique ont rendu possible la mise en évidence de séquences d’ADN ou d’ARN de manière très spécifique.
La biologie moléculaire appliquée au diagnostic, a porté le nom d’amplification enzymatique en chaîne d’ADN in vitro. Cette technique plus connue sous le sigle PCR (Polymerase Chain Réaction ou Réaction de Polymérisation en Chaîne) permet d’amplifier n’importe quel fragment de matériel génétique en quelques heures. De nombreuses variantes souvent très sophistiquées de la PCR permettent de réaliser une multitude d’analyses en un temps record (RT-PCR, Q-PCR, etc.).
Par sa capacité à amplifier des séquences d’acides nucléiques présentes en très faibles quantités dans un échantillon, la PCR est d’un intérêt fondamental dans les domaines du diagnostic vétérinaire. Elle permet d’envisager la détection d’un agent infectieux directement dans un échantillon biologique complexe même si celui-ci est faiblement contaminé ou dans un mélange d’échantillons de plusieurs animaux, ce qui est une particularité toute vétérinaire.
La PCR est complémentaire de la sérologie et de la culture pour le diagnostic de nombreuses maladies animales et zoonotiques (Salmonelloses, Paratuberculose, Diarrhée virale bovine -BVD-, Fièvre Q, Chlamydioses, Toxoplasmose, Néosporose, Rage, Fièvre charbonneuse, Brucellose, Fièvre de la vallée du Rift -FVR-, Fièvre aphteuse, etc.). L’utilisation de cette technique est également très intéressante quand l’agent pathogène est de culture délicate, voire impossible (par nature ou à la suite d’un traitement antibiotique précoce), ou lorsque les résultats microbiologiques classiques sont obtenus après un délai très long ou qu’ils manquent de spécificité.
Largement présente depuis plusieurs années dans les laboratoires vétérinaires (notamment depuis la crise de la Fièvre catarrhale ovine (Blue Tongue) entre 2007 et 2008), cette technique suscite encore un certain nombre de questions parmi les praticiens sur les prélèvements, les limites de détection, la confiance à accorder à un résultat suite à une PCR et la façon de l’interpréter.
La biologie moléculaire, en raison de sa technicité présente de nombreux avantages par rapport aux techniques dites classiques utilisées au cours de l’identification des agents pathogènes. Dans le cas de micro-organismes à culture difficile, lente ou dangereuse pour le laboratoire, les méthodes de biologie moléculaire permettent d’effectuer un diagnostic précoce et très souvent avec de meilleures sensibilité et spécificité, dans un délai plus court et avec du bio-matériel comme le sang, le lait, les organes, le mucus vaginal ou les excréments.
Les méthodes issues du génie biomoléculaire sont largement utilisées dans les industries pharmaceutique et agro-alimentaire, l’agriculture et l’énergie. C’est la perception de l’ampleur du rôle de la biologie moléculaire dans le diagnostic des maladies animales et zoonotiques émergentes et ré émergentes dont la majeure partie est d’origine virale qui a amené l’ISSMV de Dalaba à intégrer dans une large mesure les méthodes de biologie moléculaire et les tests immunoenzymatiques dans le processus de formation des étudiants de la filière vétérinaire. On a connu récemment le montage et l’équipement de quelques laboratoires dédiés entièrement aux techniques de biologie moléculaire et aux tests imunoenzymatiques avec des dispositifs de traitement des déchets de laboratoire. On peut citer la salle de rage, la salle de PCR, la salle ELISA, le laboratoire d’hygiène et de microbiologie alimentaire, le laboratoire de physico- chimie, etc. Cette avancée pédagogique permet aussi à l’ISSMV de Dalaba en plus de la formation de s’intégrer de plein droit au réseau national des laboratoires de diagnostic et formation des techniciens de laboratoire du pays dans un partenariat avec la direction nationale des services vétérinaires et le ministère en charge de l’élevage.
Il est opportun de signaler que ces prouesses ont été réalisées en partie par les moyens propres de l’ISSMV et non sans l’apport de certaines institutions partenaires qu’il faudrait vivement remercier : REDISSE-Guinée, la FAO, l’USAID et l’Ambassade de Suisse.
L’intégration de ces nouvelles méthodes de diagnostic au processus de formation à l’ISSMV de Dalaba dans le contexte actuel d’émergence de maladies zoonotiques et transfrontalières à potentiel épidémique permet de rehausser la qualité et le niveau d’intervention de nos diplômés dans la prévention et la lutte contre ces pathologies.
Dr Mamadou KOUYATE
Directeur Général
de l’Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire
(ISSMV) de Dalaba
Recommandation aux auteurs
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- Conclusion : elle fait une analyse globale des résultats obtenus et dégage l’idée maîtresse du travail. Dans cette partie on ne présentera pas de résultats ou de nouvelles interprétations. Mais au contraire elle donne un aperçu sur les résul- tats obtenus en mettant en exergue les constats, limites et faiblesses de la recherche. Elle propo- sera des suggestions concrètes pour la poursuite du travail aussi bien pour les décideurs que pour les chercheurs.
- Remerciements : les remerciements sont facultatifs et sont adressés à ceux qui ont participé de manière substantielle à la réalisation de l’étude.